Quand réussir devient une source d’angoisse : comprendre l’anxiété de performance chez l’enfant et l’adolescent

solution-coaching Par Le 30/08/2026

Quand réussir devient une source d’angoisse : comprendre l’anxiété de performance chez l’enfant et l’adolescent

« Maman, j’ai peur de rater. » « Je suis nul. » « Je ne veux plus aller à l’école. »

En tant que parent, entendre ces phrases peut être particulièrement difficile. On aimerait rassurer son enfant, lui dire que ce n’est pas grave, qu’il doit simplement faire de son mieux… Mais parfois, malgré tous les encouragements, l’angoisse reste là.

Et peu à peu, l’école qui était autrefois une évidence peut devenir une véritable source de stress.

Quand la peur de l’échec prend trop de place

Un enfant peut avoir envie de réussir et ressentir une certaine pression avant un contrôle. Cette inquiétude n’est pas nécessairement problématique.

Mais chez certains enfants et adolescents, la peur de l’échec devient tellement importante qu’elle finit par prendre toute la place.

Un devoir peut provoquer des heures de stress.

Une mauvaise note peut être vécue comme une catastrophe.

Une interrogation peut entraîner des maux de ventre, des difficultés à dormir ou des pleurs.

Certains enfants connaissent leur matière mais perdent leurs moyens au moment de l’évaluation.

D’autres commencent à éviter les devoirs, puis les contrôles, puis certaines situations scolaires.

Et parfois, progressivement, ils se désengagent complètement de l’école.

Les recherches montrent que l’anxiété liée aux évaluations est associée à de moins bonnes performances scolaires ainsi qu’à une diminution du sentiment d’efficacité personnelle chez les enfants.

« Pourtant, il pourrait réussir… »

C’est une phrase que beaucoup de parents peuvent se dire.

« Il a les capacités. » « Elle travaille beaucoup. » « Il comprend quand on lui explique. »

« Je ne comprends pas pourquoi il bloque. »

Justement : l’anxiété ne signifie pas nécessairement que l’enfant manque de capacités.

Un enfant peut être intelligent, consciencieux, motivé et malgré tout être paralysé par la peur de ne pas être à la hauteur.

La pensée peut progressivement devenir :

« Il faut que j’aie une bonne note. »

puis :

« Si je rate, je vais décevoir. »

puis :

« Si je rate, c’est que je suis mauvais. »

Et parfois :

« Je ne suis pas capable. »

L’enfant ne cherche alors plus seulement à apprendre. Il cherche avant tout à éviter l’échec.

Et si le refus de travailler était en réalité une façon de se protéger ?

C’est parfois difficile à comprendre pour un parent.

Pourquoi un enfant qui veut réussir refuse-t-il soudain de faire ses devoirs ?

Pourquoi procrastine-t-il ?

Pourquoi oublie-t-il volontairement son travail ?

Pourquoi semble-t-il ne plus s’intéresser à l’école ?

Dans certaines situations, l’évitement peut devenir une stratégie pour ne plus être confronté à une situation vécue comme trop anxiogène.

« Si je ne travaille pas, je peux me dire que j’aurais pu réussir. »

« Si je ne vais pas au contrôle, je n’aurai pas de mauvaise note. »

« Si je ne vais plus à l’école, je ne serai plus confronté à cette peur. »

Cela ne signifie pas que tous les comportements de décrochage sont liés à l’anxiété. Le décrochage scolaire est un phénomène complexe et multifactoriel.

Mais lorsque l’angoisse scolaire devient importante, il est essentiel de ne pas réduire la situation à un simple « manque de motivation ».

Quand le corps parle à la place de l’enfant

L’anxiété peut aussi s’exprimer physiquement.

Maux de ventre, maux de tête, nausées, troubles du sommeil, pleurs, tension, difficultés à se lever le matin…

Ces manifestations sont à prendre au sérieux lorsqu’elles se répètent, particulièrement lorsqu’elles apparaissent autour des devoirs, des contrôles ou des moments liés à l’école.

Dans les situations de refus scolaire anxieux, l’enfant peut même être dans une réelle incapacité à fréquenter l’école en raison de son anxiété. Ce n’est pas simplement un « caprice » ou un manque de volonté.

En tant que parent, que peut-on faire ?

Avant tout, écouter ce que l’enfant vit réellement.

Parfois, derrière « je déteste l’école », il y a :

« J’ai peur de me tromper. » « J’ai peur que les autres se moquent de moi. » « J’ai peur de décevoir mes parents. » « J’ai l’impression que je ne serai jamais assez bon. » « Je suis épuisé. » « Je ne sais plus comment faire. »

L’objectif n’est donc pas uniquement de faire disparaître le symptôme ou d’obtenir de meilleures notes.

Il s’agit aussi de comprendre ce qui se passe derrière l’anxiété, de restaurer progressivement la confiance et d’aider l’enfant à retrouver un rapport plus serein à l’apprentissage et à l’erreur.

Lorsque les difficultés deviennent importantes ou s’installent dans le temps, un accompagnement professionnel et, selon la situation, une collaboration avec l’école et les professionnels de santé peuvent être nécessaires.

Et si votre enfant avait besoin d’un espace pour déposer ce qu’il ressent ?

Dans mon accompagnement, je propose à l’enfant ou à l’adolescent un espace où il peut mettre des mots sur ce qu’il vit, comprendre ses émotions et travailler progressivement sur les mécanismes qui entretiennent son anxiété.

L’objectif n’est pas de lui demander de « moins stresser ».

C’est de l’aider à comprendre ce qui se passe en lui et à retrouver des ressources pour faire face aux situations qui lui semblent aujourd’hui trop difficiles.

Parce que derrière un enfant qui refuse de travailler, qui pleure devant ses devoirs ou qui ne veut plus aller à l’école, il y a parfois simplement un enfant qui souffre et qui ne sait plus comment faire.

Vous êtes parent et vous sentez que la situation devient difficile à gérer à la maison ?

N’attendez pas que la souffrance s’installe davantage pour en parler.

Prenez rendez-vous pour faire le point ensemble et chercher des pistes adaptées à votre enfant.

L’objectif : l’aider à retrouver progressivement davantage de confiance, d’apaisement et de sérénité dans son quotidien.

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