L'ANC : comprendre son fonctionnement pour mieux se comprendre soi-même
Pourquoi une même situation stresse-t-elle une personne et laisse l'autre totalement indifférente ? Pourquoi certains blocages résistent-ils à toute la bonne volonté du monde ? La réponse ne se trouve pas dans le « manque de volonté » — elle se trouve dans notre fonctionnement cérébral.
L'ANC (Approche Neurocognitive et Comportementale) est le modèle que nous utilisons pour décoder ce qui se joue réellement derrière un comportement, une émotion ou un blocage. Développé par Jacques Fradin à partir de 25 ans de recherches en neurosciences, ce modèle scientifique nous offre une grille de lecture claire et rapide : au lieu de tourner autour du problème, nous pouvons identifier concrètement où, dans notre fonctionnement cérébral, se situe le nœud — et donc comment le dénouer efficacement.
Quatre gouvernances, quatre façons de réagir
Notre cerveau ne fonctionne pas comme un bloc unique : il s'organise autour de quatre gouvernances, chacune avec sa logique propre. Un même problème — le stress, un manque de confiance, une démotivation — n'a pas forcément la même origine selon la personne, et donc pas la même solution.

La gouvernance instinctive — notre système d'alerte, le siège du stress. Elle détecte les menaces, réagit vite et nous protège, avant même qu'on ait eu le temps de réfléchir.
La gouvernance grégaire — celle du besoin d'appartenance et de reconnaissance. C'est elle qui nous aide à nous positionner dans nos relations et à trouver notre juste place dans le groupe (famille, amis, école, travail). C'est souvent là aussi que se logent les problèmes de confiance en soi.
La gouvernance émotionnelle — le siège de nos émotions, nos valeurs et nos motivations. C'est elle qui donne du sens à ce que l'on vit… et qui, parfois, révèle ce qui nous bloque.
La gouvernance adaptative — notre gouvernance la plus « intelligente » : celle de la réflexion, du recul et de la souplesse face aux changements. Portée par le cortex préfrontal, elle ne termine sa maturation que vers 27 ans — c'est précisément celle que nous aidons à développer et à renforcer chez l'enfant et l'adolescent, à travers nos accompagnements.
Pourquoi ça change tout dans un accompagnement
Comprendre à quel niveau se situe réellement une difficulté permet d'éviter de travailler « à l'aveugle ». Un enfant démotivé à l'école, un ado qui n'ose pas s'affirmer, un adulte épuisé par le stress professionnel : dans chaque cas, l'ANC nous aide à cibler précisément le bon levier plutôt que d'appliquer une méthode générique.
Concrètement, cela veut dire :
- Comprendre rapidement ce qui bloque, plutôt que de multiplier les tentatives au hasard
- Développer sa sérénité intérieure et mieux se connaître
- Améliorer ses relations — familiales comme professionnelles — grâce à une lecture plus juste des comportements, les siens comme ceux des autres
Une approche que nous combinons avec d'autres outils
L'ANC est l'un des piliers de notre accompagnement, mais nous ne l'utilisons jamais seule : selon la situation, nous la combinons avec l'hypnose PTR, la thérapie du jeu de sable ou d'autres approches. Une personne n'est pas une méthode — ce sont les outils qui s'adaptent à elle, jamais l'inverse.
Ressources et références
- Jacques Fradin — L'intelligence du stress. Mieux vivre avec les neurosciences, éd. Eyrolles
- Patrick Collignon — Merci mon stress, éd. Eyrolles
- Michel Boiron — La source du bonheur
- Catherine Aimelet-Périssol — Quand les crocodiles s'emmêlent
→ Prendre le temps d'en discuter ensemble